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1 novembre 2026 • 5 min de lecture • Actualite

Feux de forêts : la zone Wapi forme et équipe ses pompiers

Pompiers intervenant contre un feu de végétation en milieu naturel

Face au dérèglement climatique, les incendies en milieu naturel ne sont plus une menace lointaine. En Wallonie picarde, la zone de secours Wapi a engagé une stratégie de prévention et d'équipement pour mieux affronter les feux de forêts, un enjeu qui touche aussi directement les futurs sapeurs-pompiers.

Un risque qui n'est plus théorique

Longtemps relativement épargnée, la Belgique voit monter la prise de conscience autour des feux de végétation. Les images du brasier ayant ravagé 42 000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, cet été, ont marqué les esprits, tout comme d'autres feux plus au nord, en Bretagne ou dans la forêt de Fontainebleau.

Plus près de chez nous, les Fagnes ont été rudement touchées, mobilisant des moyens humains et matériels venus de 35 zones de secours, dont celle de Wallonie picarde. Des pompiers de la région ont également prêté main-forte lors d'un incendie de moyenne ampleur déclaré côté français dans le bois de Bon-Secours, à cheval entre Péruwelz et Condé-sur-l'Escaut. Ces interventions ont mis en lumière la nécessité d'adapter les dispositifs face à ce type d'incendies.

À Beloeil, comme dans les 22 autres entités de Wallonie picarde, le risque n'est pas abstrait : une large partie du territoire comporte des zones naturelles et boisées, notamment les forêts de Stambruges et de Beloeil.

Analyse des risques et plan de prévention

Depuis le mois de juin, la zone de secours Wapi a lancé une analyse des risques. Le capitaine André Bougard et le commandant Baudouin Vervaeke ont présenté le plan de prévention en matière d'urgences forestières aux élus beloeillois, à l'invitation du bourgmestre Bastien Marlot (MR).

« Nos hommes sont formés en vue d'éteindre des feux de bâtiments, mais ils ne disposent pas encore des équipements adéquats (véhicules, matériel, combinaisons spécifiques…) pour intervenir sur ce genre d'interventions. Par ailleurs, on doit tenir compte d'une multitude de paramètres : le type de végétation, la topologie du lieu, le sens des vents dominants ou les éventuelles difficultés d'accès », explique le capitaine André Bougard.

Le directeur opérationnel de la zone tient à rassurer : le risque zéro n'existe pas, mais la probabilité d'un scénario catastrophe comparable à ceux du sud de la France est jugée extrêmement faible. L'analyse de risques met davantage en évidence l'apparition de feux naturels moins violents, au regard des spécificités du territoire.

Camions, drones et formations spécialisées

Très prochainement, les officiers pompiers de la région suivront des formations auprès de professionnels français aguerris à la lutte contre les feux de forêts. En parallèle, la zone a déjà acquis un premier camion adapté à ces interventions et capable de progresser sur des terrains peu accessibles. À court terme, une autopompe doit être transformée pour gagner en polyvalence.

« Notre flotte de véhicules n'est pas appropriée pour avancer en profondeur dans des zones impactées par des incendies d'ampleur en milieu naturel », relève le capitaine athois André Bougard. Sur les deux prochaines années, la zone ambitionne d'investir dans de nouveaux camions, notamment des citernes appropriées, ainsi que dans des tenues et du matériel spécifiques, comme des lances permettant d'aller chercher des foyers localisés en sous-sol, avec l'objectif d'être prêts dès 2027.

Côté moyens aériens, la zone s'est dotée d'un drone équipé d'une caméra thermique, tandis que des drones plus petits seront installés dans les véhicules de commandement. Une réunion a déjà eu lieu avec le Département de la nature et des forêts (DNF) pour dresser une cartographie des zones boisées et des chemins d'accès. Ce travail de collaboration doit aussi être mené avec les communes et les propriétaires de parcelles forestières.

Effectifs, volontariat et synergies entre zones

Dans un contexte marqué par une baisse constante du nombre de sapeurs-pompiers, la question des effectifs a été posée. Le commandant Baudouin Vervaeke estime disposer d'assez de pompiers professionnels. Pour les événements de plus grande ampleur, la zone fait appel aux volontaires. Il reconnaît que le volontariat est difficile à assurer et que des solutions sont recherchées pour engager, tout en soulignant l'intérêt des campagnes de recrutement, avec une moyenne de 80 à 100 personnes qui postulent.

« On met tout en œuvre afin que notre zone soit attractive. En l'état actuel des choses, nous disposons de suffisamment de moyens humains pour remplir nos missions », a-t-il indiqué. Le commandant insiste aussi sur l'efficacité des synergies avec d'autres zones de secours : cette mutualisation des efforts et des ressources s'avère indispensable lors d'interventions majeures.

Ce que cela signifie pour les candidats

Cette actualité en Wallonie picarde montre que le métier de sapeur-pompier évolue avec les risques. Pour un futur candidat au CAF, plusieurs enseignements pratiques se dégagent clairement.

  • Le métier ne se limite pas aux feux de bâtiments : les interventions en milieu naturel demandent d'autres gestes, d'autres lectures du terrain et une capacité d'adaptation constante.
  • La formation continue occupe une place centrale : même les officiers se préparent auprès de spécialistes français, preuve que l'apprentissage ne s'arrête pas à la réussite du concours.
  • La condition physique et l'endurance restent essentielles pour évoluer sur des terrains difficiles d'accès, loin des infrastructures urbaines habituelles.
  • Le recrutement reste ouvert : la zone Wapi attire en moyenne 80 à 100 candidats par campagne, et recherche des profils motivés, notamment du côté du volontariat.
  • Travailler en réseau fait partie du quotidien : les grands sinistres, comme dans les Fagnes, reposent sur la mutualisation entre zones de secours.

Pour les aspirants pompiers, l'exemple de Wapi rappelle qu'anticiper, se former et collaborer sont au cœur du métier contemporain. Se préparer au CAF, c'est aussi se préparer à un métier en mouvement, capable d'intégrer de nouveaux équipements, de nouvelles procédures et de nouveaux risques liés au climat.

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Sources

Article de synthese genere automatiquement a partir de la presse belge. Objectif Pompier n'est pas affilie aux services officiels de la securite civile.

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